30 novembre 2006
Ce soir, un mot sur la musique
Oui la musique :p
J'ai grandi avec la musique : j'ai été inscripte tôt au solfège et j'ai failli causer le suicide d'une prof (pardon)...Je ne suis pas très douée pour chanter, j'ai une oreille réfractaire au son, donc je n'arrive pas à diffencier les notes, encore moins à les restituer. Les dictées musicales...rien que le nom, j'en ris encore : je mettais vite fait mes notes au pif, du coup je mettais 12 réponses pour 8 notes à trouver...Crise de nerf de la prof, qui pense (forcement) que je mets de la mauvaise volonté. Pourtant, j'ai eu mes 2 années, parce que l'oreille, heureusement ça fait pas tout. Je compense par le rythme, la lecture de note, le solfège et tout...
Comme j'avais peu d'oreille, on m'a orientée vers le piano. J'aime beaucoup le piano, même si j'ai vraiment du mal parce que je n'ai aucune mémoire des notes, comme je n'arrive pas à les définir. C'est donc beaucoup de travail pour moi, mais j'aime vraiment jouer et travailler. Je ne peux pas me fier à mon oreille, je dois donc apprendre par coeur au lieu de trouver au feeling.
Par contre, là où j'ai beaucoup de mal pour faire de la musique j'en écoute énormément...De tout d'ailleurs, avec une préférence pour le rock. Mon instrument préféré est le piano et j'aime bien les solos de basse :p
J'aime bien les ptits concerts où on se sent bien et où l'on a pas l'impression que le groupe fait du concert à la chaine...J'aime bien les rappels ^_^
En ce moment, mon gros coup de coeur c'est Aldebert. (vidéo)
Sur mon vélo le matin, ça me met de bonne humeur...oui oui, j'écoute ça, et j'ai le sourire...à 8h un samedi matin. Si c'est pas de l'argument ça :D
Ma chanson préférée est "Adulescent" mais je l'ai pas trouvée sur youyoutube...
Je sens que je vais demander encore des cédés pour noel moi ^_^
29 novembre 2006
You are in the matrice
Hop une petite vidéo pour finir la journée en beauté ;)
28 novembre 2006
Rah la boulette
je viens d'effacer par erreur le message de ce soir, trop énervée pour recommencer, je déteste ré-écrire ce que je viens d'écrire.
Zut de zut.
27 novembre 2006
Marche à pied
Je déteste les grèves.
Je me sens prise en otage et j'aime pas ça du tout. Et puis autant j'aime marcher, mais être obligée de marcher me met dans une colère noire.
Et comme à chaque fois que je suis énervée, et qu'en plus j'ai mal dormi, j'ai une migraine.
Une grosse migraine. J'ai l'impression que mon nerf optique est en fusion. Et c'est très douloureux. La seule solution pour moi est de m'enfermer dans le noir, de supprimer toutes les sources de bruits, et de dormir.
Hors j'avais stage le matin, visite médicale obligatoire pour pouvoir passer les partiels en début d'aprem, et centre de soins le soir de 16h30 à 19h30.
Le matin j'avais pas encore de migraine, mais j'étais déja très énervée. Le stage m'a encore plus énervée, parce que je supporte encore moins d'être ignorée complètement que la grève (plus que 2 semaines ^__^). Mais je n'ai pas craqué, si près du but, ça serait bête de laisser tomber.
J'ai couru à la visite, en métro puis à pied. J'ai mis une heure en tout, j'ai mangé en marchant. La loose totale manger en marchant >_< surtout un bon reste de cake...
La visite médicale, bah c'est secret médical hein ;) Mais bon, je risque rien en vous disant que c'était vraiment pour pouvoir passer mes partiels. J'ai même pas vu de médecin, c'était plutôt une visite infirmière du coup. Les questions classiques, drogue alcool tabac sommeil alimentation stress. Comme je me fais suivre par mon médecin traitant en qui j'ai confiance, j'ai cafté que dalle sur ma santé. Mes vaccins sont vérifiés, je suis en bonne santé, je peux passer mes partiels sans mourir en pleine épreuve. Alleluia.
Après, j'étais en avance, vu que ça a pas duré bien longtemps cette histoire...Du coup je suis rentrée faire une micro sieste et un macro calin. La migraine commençait à arriver. Je pars en vélo, j'ai pris mes médocs, mais je sais que ça va pas aller. J'ai 2 patients ce soir, 3 h de boulot dans le bruit et l'agitation.
Un cauchemar complet. J'ai vraiment bien géré le premier patient, je commençais presque à me dire que ma migraine allait passer. Et puis je vois arriver la 2ème patiente, avec une poussette.
Et un bébé chialeur dedans (je n'ai rien contre les bébés, ni les chialeurs, mais quand j'ai migraine, moi toujours faire ça). Je commence le soin, un truc tout bête, prendre des empreintes des dents. Les premières empreintes, histoire de se rendre compte du cas. Le bébé crie. Sa mère le calme, que dalle il crie. Je dois pas lui plaire. Je foire mes empreintes. Personne de dispo pour m'aider. Je les reprends, en essayant de me calmer et de faire ça bien, pas trop crispé et tout. Re foirage.
Je vais voir un prof, il me dit que le porte empreinte (l'espèce de pelle à tarte qu'on vous met dans la bouche pour prendre des empreintes) est trop petit pour la bouche de la patiente.
Plus de porte empreintes. Forcément, il est 18h30 et au bout de 2 heures ça commence à manquer.
Je reviens vers ma patiente, je lui explique que je vais devoir arrêter le soin. Elle m'engueule, elle a marché et tout, elle élève la voix. Aie.
Je m'escuse, elle a raison, c'est inexcusable. Surtout un jour de grève, elle a fait tout ce chemin avec son petit pour rien. J'ai trop mal pour avoir de la peine pour elle. Je lui redonne un rendez vous pour la semaine prochaine.
Il est 19h, je vais faire un truc interdit, je vais partir en avance.
Je vais mettre une heure en marchant à rentrer chez moi.
Je déteste les grèves.
ps : je suis traité pour cette migraine, inutile de me dire "va voir docteur", je sais d'où ça vient ;)
26 novembre 2006
Bonne semaine
La semaine dernière a été très intense niveau boulot, plein de trucs à faire. J'ai fini pas mal de choses, ce qui fait du bien au moral ^_^.
Par contre bien sur, j'ai terminé la semaine sur les rotules. J'ai dormi 5 h le samedi aprem en rentrant >_<
Le soir, je suis allé à une petite soirée, c'était super sympa, sauf que j'étais vraiment crevée. C'est pas agréable de sentir qu'on s'endort à une soirée alors qu'on s'ennuie pas, juste parce qu'on a besoin de dormir.
Ca fait beaucoup de bien de voir des gens qui parlent pas de dents, en fait, j'aime le métier que j'apprends, mais j'aime pas en parler en dehors de la fac. En tout cas pas en terme technique, plutôt les anecdotes marrantes, comme je fais ici. Je vous raconte pas les trucs banals qui m'arrivent tous les jours.
Ce week end, on avait un deuxième chat en plus, la soeur de la notre ^_^ c'était vraiment sympa de l'avoir à la maison. Elles se sont pas mal battues, mais elles nous ont quand même laissés dormir. Par contre la nôtre se sent délaissée du coup, elle nous fait une grosse déprime depuis qu'elle est de nouveau toute seule.
Sinon ce soir, on a fait un peu de cuisine : un truc facile de fainéant, un cake.
Cake au poulet curry
Ingrédients : 200g de poulet, 120g de farine, 30g de Maizena, 3 oeufs, oignon, échalotte, curry (épices ou pâte), gimgembre frais, 20 cl de lait de coco.
Dans une poêle, faire blanchir l'oignon et les échalottes. Ajouter le poulet coupé en dés. Faire dorer, ajouter le gingembre et le curry. Ajoutez la moitié du lait de coco, laissez à feu très doux (voire éteindre carrément).
Dans un saladier, casser les 3 oeufs, mélangez les en omelette. Ajoutez la farine et la maizena, petit à petit, sans faire de grumeaux. Ajoutez le lait de coco restant. Ajoutez enfin le poulet.
Dans un plat graissé, placez la pâte du cake, et faites cuire 30 minutes à 180°


Ps: voici la pâte au curry que j'utilise, elle existe en vert, jaune ou rouge. Attention, elle est TRES épicée! J'en mets donc une petite cuillère à café. Pas plus, sous peine de le regretter.
Un jour où j'avais fait un curry (pas un cake mais un plat) amené à une soirée chez des amis, un d'eux arrivé en retard au repas, avait entrepris de finir le reste de sauce au curry au fond de la casserole. Hélas, les épices y étaients bien concentrées au fond. J'avoue que j'ai eu mal pour lui :)
Sinon, demain, il y a grève des transports lyonnais. Et pour une fois, tous les syndicats ont signé, ce qui veut dire que ça va être encore plus la merde que d'habitude. Bon, je n'utilise pas les transports me direz vous. Oui mais j'utilise les vélos de la ville, pris d'assault pendant les grèves. Je sens que je vais beaucoup marcher demain !
Pour finir : besoin d'un discours rapidement?
24 novembre 2006
Une paire d'ART
Je vous ai déja parlé d'une certaine gamine de 2 ans et demi, dont je soigne la mère. Celle ci travaille, joue sur tous les tableaux, et prends des jours pour se faire soigner au centre dentaire. Mais forcement, elle a personne pour garder sa gamine. Jusque là, j'arrivais à gérer la gamine.
La première fois, elle a cru que c'était pour elle le dentiste. Crise de larmes, mais une fois la maman sur le fauteuil elle a compris. Mais elle avait quand même peur de moi, imaginez moi, une géante (enfin, pour elle hein, je suis une ptite en vrai) toute de blanc vétue, avec des gants, un masque, des surlunettes. Un monstre quoi.
Elle s'est donc assise dans un coin, surveillant attentivement si je faisais pas n'importe quoi avec sa maman...
Seulement voilà, on se voit depuis plus d'un mois, elle a donc conclu que je ne representai ni pour elle ni pour sa maman un danger. Elle a donc repris son passe temps favori : foutre le bordel, méthodiquement.
1ere méthode : Chanter (crier?) en se roulant par terre. Difficile de se concentrer avec "ma meilleure amie" chanté faux...
2eme méthode : raconter des histoires pendant 2 heures (ou comment me donner l'envie de dépecer winnie l'ourson).
3eme méthode : s'approcher à pas de loup du fauteuil, et crier Bouh. Bon là j'ai posé mon matos, tombé le masque et je l'ai engueulée. Mais j'ai encore du mal avec les nenfants, elle m'a pas écouté une seconde.
4eme méthode : jouer avec mon matos. Attention, là ça devient dangereux, parce que dans mon box, il y a : des pots à aiguilles, des trucs pointus de partout sur mon plan de travail, de l'eau, des produits dangereux. Comme l'hypochlorite, dans un verre en plastique, pour desinfecter les racines de la dent, à l'aide d'une seringue (qui pique). Heureusement, mon plan de travail est réglable, je le monte, il est hors de portée. Ouf
5ème méthode : être tellement attentive à toute bourde possible à faire, qu'elle repère très vite que j'ai laissé un verre en plastique à portée. Là ça devient interessant. En 2 secondes, je me retrouve avec une jambe trempée du genou aux chaussures, et par terre idem, trempé. Et elle est toute fière, son verre à la main.
rappel : l'hypochlorite, c'est de la javel...ma blouse, elle est blanche et pas à moi. Par contre mes chaussures, c'est des ART, et elles sont à moi >_<
Mais d'abord je pense même pas à mes pompes, mais à la gamine, qui a immédiatement foutu les mains dans la javel. Je tombe les gants, je lui lave les mains, je la fous dehors, j'éponge comme je peux par terre le plus gros, je sors, je me lave les mains, je choppe la gamine dans les bras, je vais à l'acceuil. 2 étudiants sans patients. Bingo.
-"vous voulez pas vous entrainer pour gérer les enfants?"
-"euh, bin pourquoi pas"
Je leur file le bébé, et repart...
On recherche toujours leurs corps...
Et là vous vous demandez pourquoi la mère elle lui a pas filé une bonne féssée? J'aurais bien aimé, mais j'étais en train de lui soigner une dent, elle pouvait pas parler, juste faire les gros zieux ;)
Je la revois bientôt, elle viendra avec ses 2 filles cette fois ci.
23 novembre 2006
Marre marre marre.
Bon, aujourd'hui j'ai appris une chose, je suis pas faite pour travailler dans une structure hospitalière...Je ne serais donc jamais plus qu'une étudiante à la fac, parce que je ne peux pas supporter certaines choses. Et j'ai de plus en plus de mal à faire des concessions >_<
Exemple type de ce matin : j'ai 2 patients, 1heure et demi chacun. J'arrive 20 minutes à l'avance, parce que j'aime bien préparer mon soin, et revoir mentalement ce que j'ai à faire. Ca me decrispe.
J'arrive donc à la fac, je prépare le fauteuil, je vais cherche mon matériel. Il manque la moitié de ce qu'il me faut. Je ne peux donc pas faire le soin que j'avais prévu. Impossible, il me manque le matériel pour isoler la dent de la salive, la dent est en bas au fond, la patiente hypersalive.
La patiente arrive, je fais un examen rapide, je décide de faire autre chose, elle a un plombage à refaire et puis de toute façon c'est ça ou je fais rien...Je la revois samedi, et là j'espère qu'il y aura du matériel...
Je commence le soin, et quand je cherche un prof pour lui montrer ce que je fais, personne. Il n'y a d'un seul prof, un deuxième arrivera plus tard, mais pour l'instant il est seul. Congrès parisien, beaucoup de profs sont partis là bas.
Je fais mon soin, en serrant les dents. Je suis très énervée, parce qu'au final, c'est le patient qui trinque, je fais un soin qui aurait du passer après celui que j'avais prévu.
Attention, je ne dis pas que les profs n'ont pas raison de faire des congrès. Je dis juste que c'est fatiguant de voir autant de trucs me tomber dessus sur un même soin. J'aurais du y passer une demi heure, j'y ai passé une heure et demi parce qu'à 21 sur un prof, c'est long...Bilan j'ai pas fait grand chose...
Reflexion pas tout à fait à propos, au lieu d'avoir fait un soin complexe qui m'aurait avancé dans mes fameux quotas, je me retrouve avec un soin moins important, donc moins de points...Et surtout un patient qui n'a pas eu le soin dont il avait besoin...
Patient suivant, idem, je ne peux toujours pas faire le soin, puisque le matériel n'est toujours pas là. Je décide de faire un détartrage, puisqu'il faut en faire un, ça avancera et comme la patiente précédente, je n'aurais pas fait perdre son temps au patient.
Oui mais là mon unit tombe en rade, plus d'ultrason, plus de détartrage...
Alors que j'avais signalé il y a 2 semaines le problème et que c'était réglé il parait.
Je fais prendre un rendez vous au patient, je me confond en excuses, il est venu pour rien.
Bilan de la matinée : Je suis très énervé contre je sais même pas trop quoi, j'ai fait perdre mon temps à 2 patients, j'ai perdu mon temps, et j'ai fait 12 points au lieu des 68 prévus dans la matinée.
Je sais que ça fait peur, mais je pense aux points. C'est ça qui m'énerve le plus. Penser à ce que ça me rapporte.
Lot de consolation : mon plombage était magnifique, malgré mon enervement, malgré la fille de la patiente qui chantait à tue tête en se roulant par terre...
Comme quoi...
J'ai donc appris un truc. J'aime pas les conditions dans lesquelles je travaille. Mais j'aime ce que je fais.
Je répète que je ne juge pas les gens qui travaillent aussi au centre de soins. Ils font comme moi : leur travail. Il n'y a pas de système parfait, et je ne crache pas dans la soupe.
ps : je revois la patiente et sa gamine samedi. Quelqu'un aurait un truc pour calmer une gamine de 2ans et demi, autre que la pendaison?
ps2 : je précise que d'habitude je la gère bien, mais là depuis 2 séances, elle me connait donc elle a plus peur de la blouse.
ps3 : l'année prochaine, je vais soigner des gamins. Oh my god.
Rien à voir, en rentrant, un bouchon :
22 novembre 2006
ELLROY
Allez ce soir j'ai du temps, je poste l'article sur mon auteur préféré, James Ellroy.
Pour commencer, une petite bio s'impose.
James Ellroy est né le 4 mars1948 d'un père comptable de 50 ans et d'une mère infirmière d'origine allemande.
Ses parents divorcent six ans plus tard. Sa mère obtient la garde du
petit. Celui-ci a dix ans, lorsque sa famille emménage dans un quartier
populaire de Los Angeles. James est déjà un lecteur fervent de littérature policière.
Jean Ellroy, sa mère, est assassinée le 22 juin 1958.
L'assassin ne sera jamais arrêté. James est confié à un père
bienveillant, mais Ellroy est livré à lui-même. Il sombrera peu à peu
dans la délinquance.
Il fait la connaissance de Randy Rice en 1961. Ils
sont deux petits voyous qui feront les quatre cents coups, partageant
leur goût pour les filles et les romans noirs.
James Ellroy se fait renvoyer du collège. Son père, dont la santé se dégrade, oblige Ellroy à s'engager dans l'armée. Ce qu'il fait à contrecœur en 1965. Le père succombera rapidement du cancer.
Sa mort marque le début d'une lente descente aux enfers.
Ellroy se fait
réformer de l'armée, il retrouve son ami Randy et sombre avec lui dans
la consommation d'alcool et de drogue. Ellroy vit plus de dix ans sans domicile, de petits boulots, de
larcins, dormant dans les parcs, s'introduisant chez les gens, moins
pour cambrioler (il vole des sous-vêtements, de l'alcool, de l'herbe,
des cartes de crédit), que pour ressentir le grand frisson,
déclarera-t-il plus tard.
En 1975, un abcès au poumon le fait renoncer aux abus de toxiques. Il brise le cercle infernal dans lequel il s'est enfermé. Il devient caddie de golf à Los Angeles et commence une vie plus rangée. En 1978, il s'inspire de son expérience de caddie pour poser la trame de fond d'un premier roman : Brown's Requiem, publié en 1981. Il poursuit avec Clandestin (1982), puis livre sa série des « Lloyd Hopkins », qu'il clôt avant terme, ne publiant que trois livres sur cinq prévus initialement.
Il publie ensuite Un tueur sur la route qui est le récit à la première personne du parcours d'un serial killer. Cet ouvrage est
devenu une des références majeures des écoles de formation de policiers tant il décrit avec précision la psychologie de la majeure partie des tueurs en série.
Il se lance après dans l'écriture du livre qui lui fera connaître la célébrité : Le Dahlia Noir, qui est une oeuvre de fiction basée sur une histoire vraie légendaire du Los Angeles des années quarante: meurtre d'une jeune starlette qui n'a jamais été résolu. James Ellroy semble avoir utilisé cette histoire pour commencer à exorciser le souvenir du meurtre de sa propre mère qui a eu lieu 10 ans plus tôt.
Il écrira à la suite trois autres romans ayant pour cadre la ville de Los Angeles dans les années 1940 à 1950 et ont pour thème le crime et la corruption. Il s'agit de : Le Grand Nulle Part , L.A. Confidential et White Jazz'.
Toujours obsédé par l'histoire de sa mère il va tenter de résoudre, près de 50 ans après les faits, le meurtre de sa mère avec l'aide d'un policier de L.A. à la retraite (Bill Stoner). Ce sera l'occasion pour lui de retracer le parcours de sa mère depuis son enfance à elle et de se réconcilier avec elle et donc avec une part de lui même. Il en écrira le récit dans un livre autobiographique : Ma Part d'Ombre. Il se présente comme un ermite vivant en vase clos pour éviter que l'univers de ses romans, qui se passent dans les années 1940 à 1970, soit perturbé par le monde contemporain. James Ellroy est à présent l'un des auteurs de roman noir américains les plus populaires. Il a publié plus de quinze romans en vingt ans.
source (wikipédia)
Voila pour sa vie, déja un sujet de roman ^_^
Cette bio est incomplète, puisqu'il manque sa trilogie en cours : Uunderworld USA, qui est à mon avis, la plus aboutie, la plus politique aussi. Cette trilogie est une fresque de l'histoire américaine, à travers les destins divers de personnages variés : Mafia, Fbi, Police, Cuba, Kennedy, Hoover...On sort du policier, on rentre dans le roman noir. Très noir, et sans sucre.
Cette trilogie est en cours, avec un tome 1 : American Tabloid, un tome 2 : American Death Trip, et un tome 3 écrit à paraitre...
Le tome 1 est mon livre préféré de tous les temps pour l'instant ;)
D'une manière général, Ellroy parle de choses terribles, ignobles, amorales. Et on est fasciné par ces personnages, qui ne sont jamais méchants ou gentils, mais beaucoup plus complexes.
La documentation est fantastique, par exemple les comptes rendus fictifs du fbi ou d'autres agences gouvernementales sont selon un modèle tellement crédible qu'on les croit vrai. Les hypothèses développées par Ellroy sur les événements clés des années Kennedy (Cuba, assassinats, Mafia) sont possibles...très possibles même. Le terme de roman lui permet une liberté totale, il suit son chemin, sans prendre la peine de nous montrer le chemin, de nous indiquer la solution. Qui m'aime me suivre...
Et le plus dingue, c'est qu'on s'attache à ces personnages tordus, qu'on les trouve attachants et sans pitié. On les aime et on les déteste. Les personnages historiques cotoient les personnages "inventés mais inspirés". En gros, ils auraient pu exister. Pas de documentaire ici, on est dans un roman noir, où tout fini toujours de la même façon : un bordel sans nom...
Personnellement je préfére cette série politique aux policiers qu'a fait l'auteur. Surement parce qu'il va encore plus loin, qu'il est parano et qu'il sait ce qu'il fait, où il veut nous emmener. Et nous on le suit, en courant parce qu'il va vite.
On pleure et on rit, on se prend pas mal de trucs dans la gueule. La fin du tome 1 est sublissime, bref, je suis jalouse parce qu'il sait tellement mieux que moi écrire. Peut être dans 10 000 ans j'aurais vécu assez de trucs pour être aussi cynique, parce que ce qu'il me faut, c'est perdre mes illusions. Ellroy n'en a aucune, c'est peut être pour ça qu'il écrit aussi bien. Mais je ne sais pas si ça mérite ce sacrifice ;)
Bibliographie
- 1981 : Brown's Requiem (Avon Editions, New York. Traduction de Freddy Michalski, Éditions Rivages, 1988, Paris )
- 1982 : Clandestin (Avon Editions, New York. Traduction de Freddy Michalski, Éditions Rivages, 1988, Paris )
- 1984 : Lune sanglante (Blood on the Moon) (Mysterious Agence Press et Avon Editions 1985, New York. Traduction de Freddy Michalski, Éditions Rivages, 1987, Paris ) [Trilogie Lloyd Hopkins, I]
- 1984 : À cause de la nuit (Because the Night) [Trilogie Lloyd Hopkins, II]
- 1986 : La Colline aux suicidés (Suicide Hill) [Trilogie Lloyd Hopkins, III]
- 1986 : Un tueur sur la route (Killer on the Road ou Silent Terror)
- 1987 : Le Dahlia noir (The Black Dahlia) [Quatuor de Los Angeles, I]
- 1988 : Le Grand Nulle part (The Big Nowhere) [Quatuor de Los Angeles, II]
- 1990 : L.A. Confidential [Quatuor de Los Angeles, III]
- 1992 : White Jazz [Quatuor de Los Angeles, IV]
- 1994 : Dick Contino's Blues (Hollywood Nocturnes)
- 1995 : American Tabloïd [Underworld USA, I]
- 1996 : Ma part d'ombre (My Dark Places)
- 1999 : Crimes en série (Killer on the Road)
- 2000 : Tijuana mon amour
- 2001 : American Death Trip (The Cold Six Thousand) [Underworld USA, II]
- 2004 : Destination morgue (Destination: Morgue!)
- le dernier d'Underworld USA : American Madness (titre prometteur ;) )
A noter qu'il a écrit le Dalhia noir, adapté au cinéma et en salle actuellement. Je ne l'ai pas vu, et je ne pense pas aller le voir. Trop peur d'être déçue, c'est inadaptable au cinéma. Pas en 2 heures en tout cas. Et pas par de Palma (désolé pour les fans :p).
Ellroy a aussi écrit des nouvelles, si quelqu'un sait où les trouver, qu'il me le dise en commentaire ;)
Pour finir, le premier livre d'Ellroy que j'ai lu est le Dahlia noir, et le reste de la série du quatuor de Los Angeles.
Bonne lecture.
Liens : Site sur Ellroy, très complet
21 novembre 2006
Questionnaire à la con ;)
Attrapez le livre le plus proche, allez à la page 18 et écrivez la 4ème ligne :
"probable que le réseau en place ait été un réseau Ethernet."
Sans vérifier, quelle heure est-il ?
16h59
Vérifiez.
17h01 j'ai pas triché, mais c'est dur de pas regarder machinalement.
Que portez-vous ?
Un t-shirt blanc à manche longue, un jean, une paire de chaussettes trouées (>_<), une culotte, un sous tif, un élastique à cheveux. Et mes lunettes.
Avant de répondre à ce questionnaire, que regardiez-vous ?
L'horaire de mon cours d'aikido de ce soir sur leur site internet
Quel bruit entendez-vous à part celui de l'ordinateur ?
Frank Ferdinand, Jeff sur Ts, le chat juste avant mais là il dors
Quand êtes-vous sorti la dernière fois, qu'avez-vous fait ?
J'ai fait des devis à la fac pour des prothèses dentaires. Un pour un patient qui avait marché sur son dentier (c'est balot) et un autre pour une jeune femme, qui voulait de nouvelles dents. Son mari m'a stréssé parce qu'il devait faire le service de midi dans son restau sénégalais, je l'ai envoyé en salle d'attente en lui expliquant que si il voulait que j'aille vite, il fallait me laisser faire mon travail. J'ai fait super vite une fois qu'il est parti, il m'a filé l'adresse de son restau ^_^.
Avez-vous rêvé cette nuit ?
Surement, je me suis couché très tard, mais au réveil, je me rappellais d'un truc vague, un voyage loin
Quand avez-vous ri la dernière fois ?
A l'instant, le chat vient de se prendre le mur parce qu'elle est pas reveillée...
Qu'y a t'il sur les murs de la pièce où vous êtes ?
3 étagères, 2 affiches pourries, 1 belle repro dans un cadre que j'ai eu pour mon anniversaire (merci les amis ^_^). Ca fait 2 ans et demi qu'on est sur Lyon, et notre appart fait toujours "on vient d'arriver".
Si vous deveniez multimillionnaire dans la nuit, quelle est la première chose que vous achèteriez ?
Une maison avec jardin. Dans Lyon. Un vélo pour aller à la fac. Ca fait 2 choses...Une maison avec un jardin et un vélo. héhé
Quel est le dernier film que vous ayez vu ?
Je sais plus. Vraiment. Ca devait être une daube...
Avez-vous vu quelque chose d'étrange aujourd'hui ?
Le regard des gens qui me regardent faire des photos dans la rue. Z'ont jamais vu un numérique ou quoi?
Que pensez-vous de ce questionnaire ?
Ya mieux, ya pire...
Dites-nous quelque chose de vous que ne savons pas encore :
Je suis gémeau ascendant lion...Et j'en ai rien à faire :D
Quel serait le prénom de votre enfant si c'était une fille ?
Hélène
Quel serait le prénom de votre enfant si c'était un garçon ?
Yvan
Avez-vous déjà pensé vivre à l'étranger ?
Oui. mais Non
Que voudriez-vous que Dieu vous dise lorsque vous franchirez les portes du paradis ?
Dis cilou, je voudrais savoir, c'est quoi le Chay?
Si vous pouviez changer quelque chose dans le monde en dehors de la culpabilité et la politique, que changeriez-vous ?
La maladie. Plus de malades. On a déja assez de merde dans le monde, ça en ferait une de moins.
Aimez-vous danser ?
Non je déteste.
Georges Bush ?
-Pyramide : en un.
Bretzel
-Bush
Quelle est la dernière chose que vous ayez regardée à la télévision ?
Le zapping.
Quelles sont les 4 personnes qui doivent prendre le relais sur leur blog ?
Ma soeur (parce que j'aime son blog et qu'elle le met plus à jour la viloune), Jim morrison, Usbeck (parce que ton blog est le seul moyen que j'ai trouvé pour avoir des nouvelles sans avoir l'impression de te faire chier :D) et Dieu.
Creux de la vague...
J'ai rien à écrire aujourd'hui >_<
Chaque brouillon que je fais, je finis pas l'éffacer : trop personnel, trop nul, trop chiant...
Je m'étais promis de jamais écrire sans le vouloir. Tout d'abord parce que ça ne donne jamais rien de bon, et ensuite parce que j'en fais déja assez de force. Le blog, c'est du plaisir.
Donc, à demain j'ai déja une idée. Mais aujourd'hui c'est trop tôt pour l'écrire...Comme je disais quand j'étais toute môme, "mon idée est pas encore mure...".
ps : Ce blog commence à me prendre de plus en plus de place. 






